Textes et documents de la Méditerranée antique et médiévale



Accueil > Publications > La collection Héritages méditerranéens

La connaissance de la langue grecque dans la France médiévale VIe-XVe s

Pascal Boulhol

Aix-en-Provence, PUP, 2008

Pascal Boulhol analyse ici, la désaffection pour l’étude du grec ancien dans la France médiévale, et le renouveau de l’intérêt pour la langue d’Homère qui se développa à partir du XVe siècle.

En savoir plus...

Graecum est, non legitur : comment le Moyen Âge français a-t-il désappris une langue encore familière aux lettrés gallo-romains de l’Antiquité tardive ? Les études grecques se nécrosèrent dans la Gaule mérovingienne, malgré l’apport irlandais. De petites renaissances (IXe et XIIe siècles) en longues rechutes, et malgré une fascination constante qui produisit une pseudo-lexicologie grecque, l’hellénisme ne fleurit durablement qu’à l’abbaye royale de Saint-Denis, et à des fins "politiques". Faute d’instruments adéquats, on redécouvrit Aristote par l’arabe ; la création de l’université, où le latin régnait, ne changea rien. L’hellénisme de propagande des Ordres Mendiants opéra surtout en Orient, et les cours dispensés au Studium d’Avignon rayonnèrent peu. Il fallut attendre la diaspora grecque (après 1453) pour que la France, à la remorque de l’Italie, s’éveille lentement à l’humanisme hellénisant et crée enfin, sous François 1er, un enseignement public de la langue d’Homère. À travers l’histoire d’un oubli général, mais aussi relatif, inégal et inavoué, c’est toute l’évolution de la culture médiévale qui s’éclaire.

===) Voir la table des matières

ISBN : 978-2-85399-696-9

Prix TTC : 22 €

Nombre de pages : 212