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Maximi Confessoris, Mystagogia, par Christian Boudignon

Présentation de l’ouvrage


La Mystagogie est un des traités-phare du philosophe chrétien Maxime le Confesseur, écrit dans les années 630 ou 640, sur les symboles de la liturgie chrétienne.

Cette publication, qui couronne quinze ans de travail, s’inscrit dans la vaste entreprise d’édition scientifique des textes maximiens, réalisée à l’université catholique de Louvain (Leuven) autour de Carl Laga et de Peter Van Deun pour la collection du Corpus Christianorum Series Graeca.

Après avoir vu en autopsie les manuscrits des grandes bibliothèques européennes (Vatican et Rome, Athènes, l’Escorial, Paris, Oxford), commandé les reproductions y compris de manuscrits inaccessibles (notamment le et décrit de la totalité des manuscrits grecs conservés (plus d’une soixantaine), Christian Boudignon a fait le classement des manuscrits de la tradition directe à partir : trois "branches" sont apparues, italo-grecque, constantinopolitano-athonite et "patmiaque" en excluant les témoins "contaminés". À partir de ces trois états du texte, il a édité un texte scientifiquement fiable qui s’appuie sur deux "branches" au moins contre la troisième. Le travail sur les manuscrits lui a permis de relativiser le découpage traditionnel du texte en chapitre dont il a montré qu’il ne remontait pas à l’auteur. La tradition indirecte s’est révélée très riche, avec notamment un résumé qui a fait partie de la collection encyclopédique des 154 questions attribuées au pseudo-Anastase. Il a établi que les passages traduits par Anastase le Bibliothécaire au IXe siècle remontaient à un archétype déjà sous forme d’extraits, archétype antérieur à celui de la tradition manuscrite grecque. Cela lui permis de corriger de façon assuré le texte en quelques points. Ce travail remplace l’édition déficiente de C. Sotiropoulos (Athènes, 1978).

Christian Boudignon offre, pour la première fois, un texte sûr, notamment grâce à la découverte de la branche "patmiaque", dévoilée notamment dans le manuscrit de Patmos (Patmiacus 740) des IXe/Xe siècle, plus ancien manuscrit du texte, et dans sa copie de la Renaissance, le Vaticanus gr. 1778.

"Maximi Confessoris, Mystagogia, cum versione Anastasii Bibliothecarii", edidit C. Boudignon, (Corpus Christianorum Series Graeca 69) Turnhout-Leuven, juillet 2011

L’auteur

Elève de l’École normale supérieure et agrégé de Lettres Classiques. Allocataire-moniteur, puis ATER à l’Université de Provence, Christian Boudignon a soutenu une thèse de doctorat sur la Mystagogie de Maxime le Confesseur en 2000 sous la direction de Gilles Dorival à Aix-en-Provence avant de partir à Lyon lors d’une bourse de la fondation Thiers.

Il a dirigé à la suite de Christian Amphoux une université d’été (Académie des Langues Anciennes) à l’Ecole Normale Supérieure à Lyon en juillet 2001, puis au Centre de Séjour International de Lyon et à l’IUT de Digne jusqu’en 2007.

Elu maître de conférences de langue et littérature grecque en 2002 dans le département des sciences de l’Antiquité, il a été co-directeur du programme européen d’excellence et de recherche RAMSES 2 "place et statut de la femme dans les trois religions monothéiste de la Méditerranée", avec Matthias Morgenstern de l’université de Tübingen.