Textes et documents de la Méditerranée antique et médiévale



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Alexandrie la Divine. Sagesses barbares

Échanges et réappropriations dans l’espace culturel grécoromain

Actes du colloque scientifique international, Fondation Martin Bodmer, Cologny – Genève, 27-30 août 2014. – S. H. Aufrère, F. Möri (dir.) – Genève : La Baconnière, 2016. – 628 p.


Texte de présentation de l’éditeur
"Postface scientifique d’Alexandrie la Divine (Genève : La Baconnière, 2014), Sagesses barbares, qui en élargit les perspectives, se veut un hommage au livre précieux d’Arnaldo Momigliano (1979). Suivant les courants de pensée de l’Antiquité en présence, ce travail collectif aborde, dans un monde multiculturel hellénistique puis romain, les conditions d’une synthèse entre hellénisme et pensée barbare. Malgré une supériorité proclamée de l’hellénisme, l’idée d’une telle synthèse évolue parmi des auteurs médio- et néoplatoniciens ; s’inscrivant dans la mouvance des courants intellectuels alexandrins, ceux-ci ont attiré l’attention sur l’intérêt d’ouvrir la pensée hellène aux concepts pré-philosophiques étrangers. Mais le concept de "Sagesses barbares", bientôt requalifié en "Philosophies barbares", naît, lui, sous la plume de penseurs chrétiens (Tatien, Clément d’Alexandrie, Eusèbe de Césarée) ; en butte à la résistance des hellénistes, ils cherchent à conférer progressivement le statut de philosophie au christianisme, projet finalement délaissé, sous l’effet de la pression extérieure sur les frontières de l’Empire, sous le règne de Constantin, au profit d’une théosophie.

Dans le cadre d’une rencontre interdisciplinaire qui s’est tenue à la Fondation Bodmer, à Genève (27-30 août 2014), une vingtaine de chercheurs ont passé au crible ce rapport d’opposition ou de conciliation, selon les positions respectives des protagonistes, entre les Grecs, proclamant la paidéia insurpassable pour quiconque veut penser de façon philosophique, et les Barbares : Juifs, Perses, Sémites, Égyptiens, Indiens et enfin Chrétiens, qui soit participent activement au débat, soit ne sont pas concernés en vertu de leur éloignement ou de la méconnaissance de leurs cultures dans la sphère grecque…"

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- Lire le compte-rendu de l’ouvrage publié sur le site de la Revue des études anciennes (par Paul-André Claudel)