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Eusèbe de Césarée. Chronique I

Sous la direction de : Aude Cohen-Skalli
576 pages
Coll. La roue à livres, Les Belles Lettres, Paris
Mars 2020

Introduction : Aude Cohen-Skalli
Traduction : Agnès Ouzounian,
Commentaire : Sydney Hervé Aufrère, Sergio Brillante, Sébastien Morlet, Agnès Ouzounian

Aux premiers siècles du christianisme, les païens restaient aux yeux des chrétiens les maîtres des formes traditionnelles de l’historiographie. Ainsi, il n’y eut aucune tentative sérieuse de christianiser Thucydide ou Tacite, qu’on étudiait pourtant encore avec soin. Il fallait donc soit inventer de nouvelles formes, comme
l’histoire de l’Église, soit se cantonner à des genres déjà connus, comme la chronographie, en y ajoutant toutefois un message : c’est ce dernier chemin qu’emprunta Eusèbe de Césarée (env. 260-339/340) dans sa Chronique. Dans cette œuvre en deux livres, la chronologie devient philosophie de l’histoire.
Tout antiquisant a un jour ou l’autre affaire à cette œuvre labyrinthique, qui va d’Abraham jusqu’à l’époque romaine et couvre tous les peuples connus, des Chaldéens aux Assyriens, Mèdes, Lydiens, Perses, Hébreux, Égyptiens, Grecs et Romains. Ainsi, la Chronique est une référence indispensable pour le spécialiste d’histoire du christianisme, pour le chercheur en historiographie (Eusèbe étant une mine de fragments d’historiens perdus), mais aussi pour l’assyriologue, l’helléniste, le romaniste ou tout spécialiste d’autres secteurs, cherchant à dater tel ou tel épisode. L’original grec est perdu, mais on en conserve une version arménienne, qui remonte au Ve ou au VIe siècle. Le présent volume fournit la première traduction française de la première partie de la Chronique.
(Crédit texte : Les Belles Lettres)

Contributeurs, auteurs

Aude Cohen-Skalli est chargée de recherche au CNRS, rattachée au laboratoire TDMAM (Aix-Marseille université, CNRS). Elle est spécialiste d’historiographie et d’histoire des textes de l’Antiquité à la Renaissance. Elle a donné l’édition des livres VI-X de Diodore de Sicile, et traduit en français, avec A.-Ph. Segonds, l’ouvrage de Sebastiano Timpanaro La Genèse de la méthode de Lachmann. Elle dirige avec Michel Casevitz les collections "La Roue à Livres" et "Fragments" aux Belles Lettres.

Agnès Ouzounian est spécialiste d’arménien classique (INALCO/ELCOA).

Sergio Brillante, spécialiste de philologie grecque, est docteur des universités de Reims et de Bari.

Sydney Hervé Aufrère, égyptologue, est directeur de recherche émérite au CNRS, rattaché au laboratoire TDMAM (Aix-Marseille université, CNRS).
Il travaille en particulier sur l’étude de la transmission des sciences sacerdotales égyptiennes, au monde classique. Il s’appuie notamment sur des monographies religieuses ainsi que sur l’œuvre de Manéthon de Sebennytos à qui l’on attribue une histoire de l’Egypte (Ægyptiaca), connue par l’épitomé conservée dans les œuvres de Jules l’Africain et d’Eusèbe de Cesare, ainsi que dans le Contre Apion de Flavius Josèphe. Il travaille également sur la réception de la langue copte dans l’Europe du XVIIIe siècle et sur l’herméneutique égyptienne.

Sébastien Morlet est maître de conférences HDR à Sorbonne Université (UFR de Grec). Il a publié plusieurs ouvrages sur les textes et les idées à la fin de l’Antiquité, dont Christianisme et philosophie : les premières confrontations (2014), Les chrétiens et la culture : conversion d’un concept (2016), et Symphonia. La concorde des textes et des doctrines dans la littérature grecque jusqu’à Origène (2019).

- Consultez la table des matières sur le site de l’éditeur Les Belles Lettres